En 2026, une croissance sans surchauffe pourrait être propice aux stratégies obligataires centrées sur le portage (carry).

Les perspectives pour 2026 suggèrent que le pic d'inflation est derrière nous, ce qui devrait permettre aux banques centrales de maintenir une politique accommodante. Cet environnement, soutenu par une croissance résiliente et stable, favorise les actifs risqués. Dans ce contexte économique sans surchauffe, une approche obligataire sélective axée sur des revenus de qualité apparaît judicieuse.

Le début d'année a été marqué par des risques géopolitiques accrus et des doutes sur l'indépendance de la Réserve fédérale (Fed). Ces facteurs ne remettent pas en cause l'environnement de risque positif, mais renforcent l'intérêt des investisseurs pour les actifs tangibles et l’investissement alternatif du fait de la baisse de confiance envers les institutions traditionnelles. Par ailleurs, la révolution de l'intelligence artificielle (IA) transforme les secteurs d'activité, tout en stimulant la demande en matières premières et en équipements spécialisés, avec à la clé des opportunités d'investissement à long terme.

Générer un revenu de qualité grâce aux obligations

En 2026, les stratégies d'investissement devraient tirer parti de la tendance de croissance favorable et limiter l’exposition aux risques politiques. Un biais positif vis-à-vis des obligations, notamment celles d’entreprises dotées d’un bilan solide, peut donc être pertinent. L'exposition aux titres ‘high yield’ au travers d'indices CDS (Credit Default Swaps) devrait rester attractive dans un climat de forte croissance nominale, tandis que les AT1 (Additional Tier 1), les obligations BB et les CLO (obligations adossées à des prêts) devraient afficher un revenu de qualité et un risque de défaut contenu.

La demande soutenue en métaux précieux et industriels, et le statut de ceux-ci en tant que valeurs refuges confortent les perspectives positives de cette classe d'actifs. Dans ce contexte, les devises des marchés émergents ayant un profil de rendement avantageux présentent également un potentiel haussier. Par ailleurs, les positions longues sur la tech – via des obligations convertibles qui offrent des rendements comparables à ceux des actions et intègrent une protection à la baisse – pourraient être l’opportunité de profiter du potentiel de l'IA en maintenant un profil de risque maîtrisé. Enfin, les bénéfices des petites capitalisations ont récemment rebondi de 8% en glissement annuel, contribuant à renforcer la croissance bénéficiaire globale, ainsi que l'attrait des convertibles.

Les récentes déclarations de Jerome Powell écartent une réduction imminente des taux par la Fed mais excluent aussi de nouvelles hausses. La politique monétaire américaine devrait donc rester accommodante, avec une possible marge pour des baisses vers des niveaux neutres. Dans ces conditions, conserver un biais positif sur la duration au sein des portefeuilles obligataires demeure essentiel pour limiter la volatilité des spreads. Preuve de l'importance de constituer des portefeuilles plus équilibrés en matière d'exposition au crédit.

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