UBP a affiché une solide croissance au premier semestre. La banque genevoise, qui a tiré profit d'une masse sous gestion fortement étoffée, a vu son bénéfice net s'envoler de 40,4% sur un an à 169,4 millions de francs.

UBP a signé un premier semestre solide. Pour la seconde partie d'exercice, le directeur général Guy de Picciotto se dit confiant et privilégie la croissance organique en misant sur les régions à haut potentiel, dont le Moyen-Orient en dépit de la guerre.

AWP Informations financières (AWP): après un premier semestre solide, quel est votre niveau de confiance et les principaux facteurs qui pourraient soutenir ou freiner la croissance d'UBP en seconde partie d'exercice?

Guy de Picciotto (GdP): nous abordons la seconde moitié de l'année avec optimisme. L'environnement de marché demeure favorable et nous commençons déjà à récolter les fruits de l'intégration réussie de nos acquisitions. Nous sommes aujourd'hui solidement implantés dans les principales places financières internationales ce qui nous permet de bénéficier de plusieurs relais de croissances. Nous restons toutefois vigilants face aux incertitudes liées à l'inflation, aux politiques monétaires et aux tensions géopolitiques actuelles.

Nous abordons la seconde moitié de l'année avec optimisme. L'environnement de marché demeure favorable et nous commençons déjà à récolter les fruits de l'intégration réussie de nos acquisitions.

AWP: vous avez intégré deux banques en un an. Une fois cette phase terminée, quelles sont vos priorités stratégiques pour les prochains mois: croissance organique, nouvelles acquisitions, développement géographique ou renforcement de certaines expertises?

GdP: la finalisation de nos deux acquisitions majeures ouvre un chapitre très prometteur, en particulier au Royaume-Uni. Nous y disposons d'une offre différenciante et d'équipes de très grande qualité. Dans les prochains mois, notre priorité sera de capitaliser sur cette dynamique et d'accélérer la croissance organique sur nos autres marchés prioritaires, en Suisse, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie où nous sommes idéalement positionnés pour profiter de la formidable création de richesse dans cette région.

AWP: UBP est active depuis plus de 20 ans au Moyen-Orient, notamment avec un nouveau bureau en Arabie Saoudite. Quels ont été les moments phares, l'organisation en place et les retombées sur vos activités de ce premier semestre marqué par la guerre? Et comment voyez-vous la seconde partie d'exercice avec la situation actuelle?

GdP: avec près de 30 milliards de dollars d'actifs sous gestion, le Moyen-Orient constitue un marché stratégique pour le groupe. Je reste profondément convaincu du potentiel de cette région et ne doute pas qu'elle retrouvera rapidement toute son attractivité. Nos équipes sur le terrain ont fait preuve d'une grande résilience et sont restées proches de nos clients. L'activité est bien orientée, tant en volume de transactions qu'en apports nets d'actifs.

AWP: plus de 60% de vos actifs sont en dollars. Quel a été l'effet de la devise américaine sur vos affaires?

GdP: contrairement à 2025, le dollars est demeuré relativement stable et les effets de change ont été globalement positifs sur la période, à plus de 1,5 milliard sur les actifs sous gestion (AuM).

AWP: vos clients sont-ils redevenus plus offensifs dans leurs investissements ou restent-ils prudents malgré la bonne performance des marchés?

GdP: L'activité transactionnelle des clients est restée dynamique sur la période, notamment au premier trimestre. Dans l'ensemble, ils sont demeurés investis et ont profité de la bonne tenue des marchés. Dans un contexte de visibilité limitée, ils privilégient une allocation de long terme via nos mandats et nos fonds. Nous observons par ailleurs un intérêt croissant des clients "advisory" (conseillers clientèle) pour les solutions structurées. Enfin, nous conservons une opinion positive sur les États-Unis et les marchés émergents, qui profitent à plein de la vigueur du secteur technologique.