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UBP dans la presse 26.03.2019

UBP envisage tous les scénarios de Brexit avec sérénité

UBP envisage tous les scénarios de Brexit avec sérénité

AWP (25.03.2019) - Union Bancaire Privée (UBP) a anticipé les incertitudes pesant sur l'avenir de la Grande-Bretagne face à l'Union européenne. Le renforcement à Londres, avec l'acquisition récente d'ACPI, et la présence à Luxembourg permettent à l'établissement genevois de parer à toute éventualité, a expliqué à AWP le directeur général Guy de Picciotto.


Le Brexit, dont l'échéance est prévue au plus tôt le 12 avril, est-il un motif de préoccupation pour UBP, qui vient de se renforcer à Londres?

A mon avis, rien ne va fondamentalement changer pour l'activité financière à Londres, qui restera une place privilégiée pour les gens très fortunés. Si la Grande-Bretagne conserve le passeport européen, nous pourrons déployer nos activités en Europe depuis la City. Si ce n'est pas le cas, ce sera depuis Luxembourg. Nous nous adapterons.

UBP a procédé à deux acquisitions l'année dernière, avec ACPI à Londres et Carnegie au Luxembourg. Allez-vous maintenir la cadence en 2019?

Les acquisitions ne se planifient pas. Je pense toutefois que la phase de consolidation du secteur bancaire en Suisse est arrivée à son terme. D'une part, parce que les établissements qui devaient se retirer l'ont fait. D'autre part, parce que les marchés financiers sont plus porteurs pour la gestion de fortune et que l'avalanche de réglementation est passée. Jusqu'à la suivante, du moins.

Doit-on en déduire que vous privilégiez les acquisitions à l'étranger?

Pas nécessairement. Cela faisait quelque temps déjà que nous cherchions à accroître notre empreinte à Londres. Nous avons trouvé avec ACPI une société de gestion qui remplissait tous nos critères. En ce qui concerne Carnegie au Luxembourg, il s'agissait davantage d'une opportunité sur une place qui va jouer un rôle grandissant dans un contexte européen, la Suisse tardant à en obtenir l'accès.

Le rachat de Carnegie, c'était un plan de secours en cas de Brexit dur?

Non, il répondait à un besoin de renforcer notre hub européen qu'est Luxembourg. En revanche, tant Londres que Luxembourg sont des plans de secours pour le non-accès au marché européen depuis la Suisse.

Dans le contexte actuel, vous voyez de nouvelles opportunités d'acquisition?

Il y a constamment des dossiers qui circulent. Nous les consultons systématiquement et participons si nous identifions une bonne complémentarité. Nous nous intéressons particulièrement aux transactions entre 5 et 30 milliards d'actifs, en fonction de la place financière. L'éventail est donc large. J'aimerais réaliser une acquisition en Asie, mais il n'y a là-bas que très peu de transactions.

Pour quelle raison?

Les acteurs présents dans la région sont bien établis et développent leurs affaires. Il y a eu quelques départs de groupes étrangers de Singapour et Hong Kong, mais nous étions occupés à intégrer les équipes et la clientèle de Coutts (acquise en 2016). Nous n'avons pas saisi ces opportunités, qui étaient peut-être aussi un peu trop chères.

Quels sont les moyens à votre disposition pour ces opérations?

Nous avons des fonds propres importants, largement suffisants pour payer le goodwill (plus-value d'acquisition) en cas de rachat de clientèle ou de reprise de société. Nous sommes également en mesure de procéder rapidement à l'intégration informatique, ce qui est un avantage significatif.

Avez-vous adapté votre stratégie après les turbulences boursières de décembre dernier?

Il ne faut pas retenir uniquement la chute de décembre, surprenante et difficilement prévisible. L'érosion avait commencé dès le mois de septembre et nous avions réduit le risque en diminuant progressivement la part d'actions dans les portefeuilles. Néanmoins, il me paraît très difficile de ne pas être investis sur les marchés actions qui réalisent une performance de 10% depuis janvier. Si on ne prend pas ce rendement maintenant, je ne sais pas quand nous allons le faire.

Revenons à l'Asie, vous avez récemment obtenu une licence wholesale à Singapour. Le potentiel est important sur ce marché?

Je ne dissocie pas Hong Kong et Singapour. Ce sont deux pôles d'un continent qui est certainement le premier lieu de création de richesse, où la Chine exerce un attrait similaire à celui des Etats-Unis il y quelques années. L'Asie est inéluctablement le continent d'avenir.

Vous gériez 8 milliards de francs en Asie au moment de l'intégration de Coutts. A combien êtes-vous désormais?

Nous gérons au total 23 milliards d'actifs pour la clientèle privée et institutionnelle. La banque privée représente plus de 15 milliards désormais. En qualité de nouvel acteur "pure player", nous avons pu attirer des équipes de talents qui sont venues renforcer notre dispositif et qui nous ont permis d'augmenter substantiellement notre empreinte dans la région.

Le Moyen-Orient figure également parmi vos priorités. Combien d'actifs y gérez-vous?

Nous ne communiquons pas de détail par marché, mais cela représente notre deuxième ou troisième marché zone de croissance. Nous avons d'ailleurs recruté sept personnes à notre bureau de Dubaï en fin d'année dernière.

Quelles sont les perspectives pour 2019?

La volatilité des marchés et le rebond de janvier-février ont incité les clients à prendre leurs profits en ce début d'année, mais j'anticipe un ralentissement dans les mois à venir. Les investissements importants que nous avons réalisés en 2018 devraient porter leurs fruits cette année. En termes de chiffres, nous avons un budget en ligne avec l'exercice écoulé.

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