1. Newsroom
  2. Contexte propice à la gestion obligataire active
Menu
UBP dans la presse 28.05.2018

Contexte propice à la gestion obligataire active

Contexte propice à la gestion obligataire active

Agefi Indices (Mai 2018) - Le regain de volatilité et la normalisation structurelle des régimes d’inflation et de taux, font la part belle aux gestions obligataires actives.


L’accès de volatilité qui, en février dernier, a fait trébucher brutalement les actions, relève d’un accident  technique plus que systémique, mais est révélateur du nouveau mode d’évolution des marchés. En effet, les craintes quant à des tensions inflationnistes, telles que perçues par les investisseurs, ont suscité un choc de volatilité de même nature que celui observé en Chine à l’été 2015, alors que la liquidité et la profondeur des marchés actions a beaucoup diminué ces derniers trimestres. Cette interprétation a donné lieu à des débouclements vendeurs de volatilité, qui ont eu des répercussions immédiates sur les cours des actifs. Ce type de séquence pourrait se répéter, confirmant la sortie du régime de volatilité exceptionnellement basse observé en 2017.         

Sur le plan macroéconomique, les craintes d’excès inflationniste sont à relativiser et il est sans doute plus juste d’intégrer le scénario d’une normalisation, à la hausse, de l’inflation et des taux d’intérêt. La croissance économique demeure robuste et globale (une situation assez rare), et généralement plus forte qu’attendue, aussi tardivement dans le cycle d’expansion. La confiance des entreprises reste proche de ses plus hauts historiques, comme les intentions d’investissement outre-Atlantique  (selon l’indice Capex Plans).

De son côté, l’inflation n’a pas encore atteint les objectifs des banques centrales et il reste une certaine marge pour y parvenir : l’inflation sous-jacente aux Etats-Unis et en zone euro reste inférieur à l’objectif des banques centrales. Au vu du niveau actuel de la croissance potentielle, l’inflation aurait dû remonter il y a déjà trois ans. Cette désynchronisation tend à prouver que le lien entre croissance et inflation, selon les standards de la courbe de Philips, se révèle finalement assez ténu dans le cycle actuel.

Alors qu’un « choc » inflationniste est relativement peu probable, la Fed adopte une approche pragmatique dans le pilotage de son resserrement monétaire : la banque centrale devrait maintenir le rythme d’une hausse des taux directeurs par trimestre cette année. Or, ce processus de resserrement n’est pas encore intégralement pris en compte par les marchés obligataires qui, ces dernières années, ont toujours été en retard dans le pricing des hausses de taux. Cela doit inciter les investisseurs à rester prudents sur la duration de leur portefeuille obligataire.

Ces conditions militent en faveur d’une gestion obligataire active, fondée sur la recherche de performance absolue, autrement dit non contrainte par des indices de référence. Ce positionnement s’impose d’autant plus que les investisseurs de l’univers euro aggregate disposent toujours de peu de marge de manœuvre, pour absorber les futures hausses de taux.

Le premier enjeu est d’adopter une approche dynamique des durations et du risque crédit. Il s’agit d’une part de réduire l’exposition à la duration de taux d’intérêt, d’autre part de ventiler celle-ci par marché via une diversification globale de l’exposition aux taux. Pour l’allocation crédit, une stratégie d’exposition dite en « RASD » (Duration de spread ajustée au risque) offre la latitude nécessaire en vue d’adapter  la sensibilité du portefeuille, au gré des conditions de marché.

Par ailleurs, savoir identifier et exploiter les opportunités en valeur relative, permet d’optimiser le profil rendement-risque du portefeuille et de son profil de liquidité. C’est ce qu’offre par exemple le recours à des stratégies d’instruments dérivés, dont le carry et le roll-down sont actuellement supérieurs à ceux des titres obligataires traditionnels de l’univers investment-grade, tant en euro qu’en dollar US.

Enfin, la robustesse des portefeuilles passe inévitablement par une fine sélection des instruments et segments obligataires. De ce point de vue, adresser le marché high yield à l’échelle globale et via des CDS est source de valeur. Les CDS sont moins chers que les obligations traditionnelles, pour une duration plus faible et une meilleure liquidité. De la même façon, la dette bancaire subordonnée est une classe d’actifs qui se distingue par d’excellents fondamentaux. Les ratios de fonds propres des banques américaines et européennes restent solides, proches de 12%, tandis que la profitabilité du secteur s’améliore, entre des charges en coûts légaux désormais en bonne partie soldées et une meilleure rémunération des prêts consentis aux agents économiques.

UBP Global and Absolute return fixed income

RENDU DE LINT Christel.jpg

Christel Rendu de Lint
Head of Global & Absolute Return Fixed Income

Asset class

Japanese equities

Why the current outlook makes a compelling case for Japanese equities

Watch the videos

Actualités les plus lues

UBP dans la presse 02.04.2019

Zurich, un centre névralgique pour UBP

Le Temps (29.03.2019) - UBP, qui a repris Coutts il y a exactement quatre ans, gère 25 milliards de francs dans la capitale économique, après avoir doublé ses avoirs en cinq ans. Rencontre avec Adrian Künzi, responsable de la filiale locale depuis un an.

UBP dans la presse 03.12.2018

L’Union Bancaire Privée, une histoire de famille pour Guy de Picciotto

The Straits Times (25.11.2018) - Dans un contexte en perpétuelle évolution, l’ambition du CEO, Guy de Picciotto, est de faire de l’Union Bancaire Privée (UBP) l’une des plus grandes banques familiales au monde.

UBP dans la presse 26.03.2019

UBP envisage tous les scénarios de Brexit avec sérénité

AWP (25.03.2019) - Union Bancaire Privée (UBP) a anticipé les incertitudes pesant sur l'avenir de la Grande-Bretagne face à l'Union européenne. Le renforcement à Londres, avec l'acquisition récente d'ACPI, et la présence à Luxembourg permettent à l'établissement genevois de parer à toute éventualité, a expliqué à AWP le directeur général Guy de Picciotto.

A lire également

UBP dans la presse 23.05.2019

Trade dispute supports gold price

Finanz und Wirtschaft (18.05.2019) - Since the end of February, the stronger US dollar and the firmer equity markets have put a lid on gold prices.

UBP dans la presse 20.05.2019

La frontière entre clients privés et institutionnels s'estompe

Le Temps (20.05.2019) - Les professionnels de la gestion d’actifs en ont tous fait le constat: année après année, la frontière entre clientèle privée et clientèle institutionnelle tend à s’amenuiser, et les besoins autrefois spécifiques à chacun de ces segments sont désormais de plus en plus similaires.

UBP dans la presse 09.05.2019

Misez sur les marchés actions chinois

Bilan (24.04.2019) - Depuis l’entrée de la Chine au sein de l’OMC en 2001 et l’adoption d’une économie tournée vers le capitalisme, les investisseurs perçoivent les marchés financiers locaux avec autant d’espoir que de crainte.