1. Newsroom
  2. Méritocratie et réglementation européenne
Menu
UBP dans la presse 01.05.2018

Méritocratie et réglementation européenne

Méritocratie et réglementation européenne

Le Temps (30.04.2018) - La tradition suisse de la méritocratie remise en question par la réglementation européenne ?


Les entreprises suisses ont aujourd’hui un rayonnement international et il paraît donc logique que leurs dirigeants soient choisis par méritocratie, et non selon leur identité nationale. Il semble normal également que les sociétés helvétiques – et les investisseurs qui les soutiennent – recherchent les meilleurs talents pour les diriger.

Dans le Top 20 des entreprises helvétiques, moins de la moitié des CEO sont de nationalité suisse. De même, les membres des conseils d’administration tendent à avoir un profil plutôt international, avec notamment des spécialistes de différents domaines et pays, afin de soutenir l’orientation stratégique de la société. Cet atout a largement contribué au leadership mondial de nombre d’entreprises dans leurs secteurs d’activité. Ce leadership explique aussi en partie la performance remarquable de l’indice SPI (Swiss Performance Index) par rapport au MSCI World ces trente dernières années. Cela provient notamment de la capacité et de la volonté des sociétés helvétiques à améliorer leur CFROI (rendement interne du capital investi) et à le maintenir à un niveau supérieur à celui de beaucoup de leurs pairs à l’international.

Au vu de l’expérience passée, les investisseurs peuvent être assurés que les prises de décision ont toujours été guidées par la méritocratie et les besoins des entreprises. Jusque-là, la composition des conseils d’administration et des comités exécutifs n’a guère été entravée par la réglementation. Des avancées sont ainsi encore envisageables en termes de parité hommes-femmes, et des candidats à haut potentiel sont disponibles pour servir les intérêts des entreprises suisses.

A la suite de l’initiative Minder, les investisseurs institutionnels et les sociétés suisses semblent avoir adopté une meilleure gouvernance. Les assemblées générales font l’objet d’une plus grande attention que par le passé. Malgré l’importance accordée à la rémunération, aucun signe ne laisse penser que les profils de niveau supérieur aient dû être négligés. De même, les mesures politiques n’ont pas dissuadé les talents étrangers de rejoindre les équipes de direction en Suisse.

Les discussions sur la rémunération ne devraient pas se faire au détriment des échanges sur la stratégie de la société, et sur la composition de son conseil d’administration et de son comité exécutif. Le fait qu’il y ait davantage d’opportunités de discussion devrait encourager de plus en plus la promotion de la méritocratie au sein des sociétés.

L’initiative Minder est donc à saluer, et montre la voie à l’international dans la gouvernance d’entreprise. C’est une étape très utile pour inciter les actionnaires à assurer avec sérieux leurs responsabilités, notamment s’agissant de leur influence sur les nominations au conseil d’administration. Les cas de hauts dirigeants avec des rémunérations excessives semblent désormais appartenir au passé.

Les investisseurs et les sociétés devraient demeurer engagés en faveur de la méritocratie et ne pas céder à des approches parfois inefficientes, ou aux propositions politiques ou économiques offertes par les services de vote par procuration. Il est primordial de rester en contact direct avec les sociétés, afin de comprendre leurs motivations pour la composition de leur conseil d’administration et de leur comité exécutif. C’est un fait peu connu, mais les services de vote par procuration ne sont pas contraints de contacter les entreprises pour émettre leurs recommandations de vote.

De plus, la pertinence de ces recommandations peut être remise en cause dans certains cas, celles-ci pouvant être émises ou non à la suite de prestations de conseil dispensées par ces mêmes agences. Or, se contenter d’accepter les recommandations d’une agence pourrait être extrêmement préjudiciable à la tradition de la méritocratie dans la composition du conseil d’administration. A cet égard, il ne devrait pas y avoir de règles quantitatives (nombre d’années de service, par exemple); seules les personnes les plus aptes à répondre aux besoins de l’entreprise devraient siéger au conseil.

Cette tradition suisse de la méritocratie risque toutefois d’être remise en question par la nouvelle réglementation européenne MiFID II. Rationalisation oblige, il est fort probable qu’elle conduise à un moindre contrôle des sociétés cotées de petite taille, et donc à une moindre volonté de la part des investisseurs et des entreprises de préserver les niveaux élevés de méritocratie bâtis ces trente dernières années.

Actions des marchés suisses et globales

TAYLOR JOLIDON Eleanor.jpg

Eleanor Taylor Jolidon
Co-Head Swiss & Global Equity

Asset class

Japanese equities

Why the current outlook makes a compelling case for Japanese equities

Watch the videos

Actualités les plus lues

UBP dans la presse 02.04.2019

Zurich, un centre névralgique pour UBP

Le Temps (29.03.2019) - UBP, qui a repris Coutts il y a exactement quatre ans, gère 25 milliards de francs dans la capitale économique, après avoir doublé ses avoirs en cinq ans. Rencontre avec Adrian Künzi, responsable de la filiale locale depuis un an.

UBP dans la presse 03.12.2018

L’Union Bancaire Privée, une histoire de famille pour Guy de Picciotto

The Straits Times (25.11.2018) - Dans un contexte en perpétuelle évolution, l’ambition du CEO, Guy de Picciotto, est de faire de l’Union Bancaire Privée (UBP) l’une des plus grandes banques familiales au monde.

UBP dans la presse 26.03.2019

UBP envisage tous les scénarios de Brexit avec sérénité

AWP (25.03.2019) - Union Bancaire Privée (UBP) a anticipé les incertitudes pesant sur l'avenir de la Grande-Bretagne face à l'Union européenne. Le renforcement à Londres, avec l'acquisition récente d'ACPI, et la présence à Luxembourg permettent à l'établissement genevois de parer à toute éventualité, a expliqué à AWP le directeur général Guy de Picciotto.

A lire également

UBP dans la presse 23.05.2019

Trade dispute supports gold price

Finanz und Wirtschaft (18.05.2019) - Since the end of February, the stronger US dollar and the firmer equity markets have put a lid on gold prices.

UBP dans la presse 20.05.2019

La frontière entre clients privés et institutionnels s'estompe

Le Temps (20.05.2019) - Les professionnels de la gestion d’actifs en ont tous fait le constat: année après année, la frontière entre clientèle privée et clientèle institutionnelle tend à s’amenuiser, et les besoins autrefois spécifiques à chacun de ces segments sont désormais de plus en plus similaires.

UBP dans la presse 09.05.2019

Misez sur les marchés actions chinois

Bilan (24.04.2019) - Depuis l’entrée de la Chine au sein de l’OMC en 2001 et l’adoption d’une économie tournée vers le capitalisme, les investisseurs perçoivent les marchés financiers locaux avec autant d’espoir que de crainte.