1. Newsroom
  2. Les banques privées face au défi de la croissance
Menu
UBP dans la presse 05.10.2016

Les banques privées face au défi de la croissance

Les banques privées face au défi de la croissance

Le Temps - Les récentes annonces des résultats semestriels des banques privées suisses ont révélé de nombreuses similitudes: l’activité liée au cash a augmenté très nettement, les revenus transactionnels et les commissions sont sous pression, et la croissance en termes de «Net New Money» (NNM) est assez faible. Ceci traduit bien les tendances de fond que traverse notre industrie.


Tout d’abord, ces chiffres témoignent d’une forte aversion au risque de la part de la clientèle, qui accepte même des taux d’intérêt négatifs sur ses placements à court terme. Parallèlement, les clients se réfugient dans des investissements obligataires statiques et peu rémunérateurs, avec pour objectif de préserver leur capital et d’obtenir une rémunération réduite mais sûre jusqu’à l’échéance. Dans ce contexte, les banques privées ont pu accroître fortement leurs revenus liés aux intérêts, et ce grâce aux opportunités de placement de la trésorerie générée par cet excès de cash dans les portefeuilles ainsi qu’à l’augmentation des volumes de crédit due à des taux d’emprunt très bas. Cette situation est atypique pour ces établissements, dont la mission est le conseil et la gestion de portefeuilles, rémunérés par une commission, et qui sont en général très prudents dans la gestion de leur bilan.

Nous assistons, en parallèle, à une baisse de l’activité transactionnelle qui se reflète dans les revenus de courtage. Cette tendance est non seulement liée à l’aversion au risque de la part de la clientèle, mais elle est aussi la conséquence de l’accumulation des contraintes réglementaires. En effet, la réglementation en vigueur en Suisse et dans l’ensemble des places financières vise à augmenter la transparence des frais bancaires, à assurer un contrôle nécessaire des produits vendus dans chaque pays, à définir les règles «crossborder» et à garantir l’adéquation permanente des produits aux profils de risque des clients. Ces réglementations sont désormais appliquées par tous les établissements et constituent un environnement nouveau qui tend à limiter la réactivité et les champs du possible entraînant mécaniquement une baisse des volumes et donc une réduction des revenus de courtage. A cela s’ajoute une réorientation massive des clients «self directed» les plus actifs vers des solutions plus adaptées et moins onéreuses, comme les brokers en ligne.

Enfin, les chiffres du premier semestre 2016 soulignent la faiblesse récurrente du «Net New Money», que KPMG qualifie de «No New Money» dans son rapport intitulé «Clarity on Performance of Swiss Private Banks». Même si tout le monde s’accorde sur la croissance à long terme des segments de clientèle visés par les banques privées, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un jeu à somme nulle: la vraie création de richesse dans un monde en croissance faible est limitée, et la progression des actifs gérés provient en grande partie de la performance des actifs cotés. Pour chacun des acteurs, les disparités de performance en termes de NNM tiennent surtout aux différences en matière de stratégie de recrutement ou d’acquisition. En résumé, ce que les uns perdent, les autres le gagnent au prix d’un affaiblissement généralisé des marges. En parallèle, une part significative de la création de richesse échappe désormais aux banques aux profits d’investissements directs… Au total, si l’on ajoute à ces tendances l’impact des programmes de conformité fiscale sur les fonds de commerce, cela donne lieu à des performances décevantes des banques privées en matière de NNM au premier semestre 2016 et depuis quelques années.

Dans ce contexte morose, deux constats s’imposent: premièrement, les banques privées tendent, pour assurer leurs stratégies de croissance, à prendre le risque d’une détérioration durable de leur rentabilité et de la solidité de leur bilan et, deuxièmement, elles doivent composer avec la perte de parts de marché en faveur des investissements directs, lesquels attirent une part croissante de la richesse mondiale. Bien sûr, l’immobilier a toujours été une classe d’actifs surreprésentée dans les patrimoines mondiaux. Toutefois, dans un environnement aussi négatif en termes de rémunération sur les actifs sans risque, les clients se tournent encore plus vers des investissements directs, et ce aussi bien dans l’immobilier que dans les infrastructures, les nouvelles technologies, les avions ou l’or.

Les principaux concurrents des banques privées demeurent avant tout les banques privées mais aussi, et davantage que par le passé, un ensemble d’investissements directs qui leur échappent et dont elles bénéficient assez peu en termes de revenus, excepté éventuellement sur les crédits hypothécaires, qui sont la contrepartie des investissements immobiliers. Les investissements directs attirent une part croissante des flux d’investissement, mais leur proportion dans les revenus globaux des banques privées demeure marginale.

Le problème de la croissance des banques privées ne réside pas seulement dans une moindre création de richesse et une concurrence plus rude: il tient également à une performance insuffisante des actifs traditionnels et à la forte augmentation de l’attractivité des investissements directs. Notons également, pour confirmer cette tendance, les chiffres de levées de fonds qui peuvent se faire sur des projets dans le domaine de la technologie, des ventures ou encore des infrastructures. Au total, une partie significative des nouveaux flux d’épargne échappe désormais au champ d’activité habituel des banques privées et ne contribue pas à leur croissance.

Les banques doivent donc se restructurer sur deux plans. Elles doivent, d’une part, ajuster leurs coûts aux capacités effectives de croissance et de génération de revenus et, d’autre part, réinventer leur offre afin de pouvoir continuer à capter et à gérer la majorité des actifs financiers de leurs clients et augmenter le NNM, sans devoir nécessairement passer par une politique de recrutement agressive et coûteuse.

Lire l'article original - www.letemps.ch


MichelLonghini.jpg

Michel Longhini
CEO Private Banking

 

Disclaimer
This document is a marketing document and reflects the opinion of Union Bancaire Privée, UBP SA, (thereafter UBP) as of the date of issue. It is not intended for distribution, publication, or use in any jurisdiction where such distribution, publication, or use would be unlawful, nor is it directed to any person or entity to which it would be unlawful to direct such a document. This document has not been produced by UBP’s financial analysts and is not to be considered as financial research. Reasonable efforts have been made to ensure that the content of this document is based on information and data obtained from reliable sources. However, UBP has not verified the information in this document and does not guarantee its accuracy or completeness. UBP accepts no liability whatsoever and makes no representation, warranty or undertaking, express or implied, for any information, projections or any of the opinions contained herein or for any errors, omissions or misstatements. The information contained herein is subject to change without prior notice. UBP gives no undertaking to update this document or to correct any inaccuracies it it which may become apparent. Past performance is no guarantee for current or future returns and an investor may consequently get back less than he/she invested. This is a marketing document and is intended for informational and/or marketing purposes only. It should not be construed as advice or any form of recommendation to purchase or sell any security. It does not replace a prospectus or any other legal documents that can be obtained free of charge from the registered office of a fund or from UBP. The opinions herein do not take into account individual investors’ circumstances, objectives, or needs. Each investor must make his/her own independent decision regarding any securities or financial instruments mentioned herein and should independently determine the merits or suitability of any investment. Investors are invited to read carefully the risk warnings and the regulations set out in the prospectus or other legal documents and are advised to seek professional advice from their financial, legal and tax advisors. The document neither constitutes an offer nor a solicitation to buy, subscribe for or sell any currency, product or financial instrument, make any investment, or participate in any particular trading strategy. This document is confidential and is intended only for the use of the person to whom it was delivered. This document may not be reproduced (in whole or in part) or delivered to any other person without the prior written approval of UBP. Telephone calls to the telephone number stated in this presentation are recorded. When calling this number, UBP will assume that you consent to this recording. UBP is authorised and regulated in Switzerland by the Swiss Financial Market Supervisory Authority and is authorised in the United Kingdom by the Prudential Regulation Authority. UBP is subject to regulation by the Financial Conduct Authority and limited regulation by the Prudential Regulation Authority.

Newsletter

Sign up to receive UBP’s latest news & investment insights directly in your inbox

Click and enter your email address to subscribe

Investissement responsable

Quand l’investissement responsable crée de la valeur

Plus d'infromation sur l'investissement responsable UBP

Regarder la vidéo

Actualités les plus lues

UBP dans la presse 17.04.2018

Les bénéfices des banques privées se sont envolés en 2017

Le Temps (16.04.2018) - Pourquoi les bénéfices et les masses sous gestion des banques privées genevoises ont clairement progressé l’an dernier ? L’analyse du patron de l’UBP Guy de Picciotto sur les tendances qui ont marqué 2017 et qui influenceront l’avenir

 

UBP dans la presse 16.04.2018

Asset TV Masterclass: Alternative Investments

With the correlation benefits of equities and bonds waning, investors are increasingly on the hunt for assets that act as true diversifiers. Olivier Marion, Head of Business Development & Senior Investment Specialist Alternative Investments at UBP, recently participated in an Asset TV Masterclass making the case for alternative investments.

UBP dans la presse 12.04.2018

Consolidation spells opportunity for UBP

The Business Times (02.04.2018) - The Swiss family-owned private bank is always on the lookout for opportunities to grow, and believes its investments in Asia have paid off.

A lire également

UBP dans la presse 17.04.2018

Les bénéfices des banques privées se sont envolés en 2017

Le Temps (16.04.2018) - Pourquoi les bénéfices et les masses sous gestion des banques privées genevoises ont clairement progressé l’an dernier ? L’analyse du patron de l’UBP Guy de Picciotto sur les tendances qui ont marqué 2017 et qui influenceront l’avenir

 

UBP dans la presse 16.04.2018

Asset TV Masterclass: Alternative Investments

With the correlation benefits of equities and bonds waning, investors are increasingly on the hunt for assets that act as true diversifiers. Olivier Marion, Head of Business Development & Senior Investment Specialist Alternative Investments at UBP, recently participated in an Asset TV Masterclass making the case for alternative investments.

UBP dans la presse 12.04.2018

Consolidation spells opportunity for UBP

The Business Times (02.04.2018) - The Swiss family-owned private bank is always on the lookout for opportunities to grow, and believes its investments in Asia have paid off.