La gestion active séduit toujours les investisseurs
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UBP dans la presse 09.10.2017

La gestion active séduit toujours les investisseurs

La gestion active séduit toujours les investisseurs

Market - Avec plus de plus de 200 professionnels de la gestion d’actifs, l’Union Bancaire Privée (UBP) s’est hissée dans le peloton de tête des établissements au service d’une clientèle institutionnelle. L’établissement, qui privilégie une stratégie de gestion active, est devenu un acteur incontournable de l’Asset Management.


A quels défis la gestion institutionnelle est-elle aujourd’hui confrontée?

Ces défis sont de deux ordres. Le premier, lié à la persistance des taux d’intérêt à très bas niveau depuis plusieurs années, nous a amenés à repenser l’allocation d’actifs de nos clients afin d’adapter les portefeuilles à ces circonstances sans précédent. Les actions et obligations non cotées ont été  l’un des principaux « bénéficiaires » de ce rééquilibrage. Deuxièmement, le débat suscité par la montée en puissance de la gestion passive, qui a été soutenue par l’abondance de liquidités ces dernières années, a constitué un autre défi pour les acteurs qui déploient comme nous des stratégies de gestion active sur tous les segments de marché. Il a fallu faire preuve de réactivité et d’innovation pour continuer de convaincre de la pertinence de notre approche. La situation semble désormais en passe de s’inverser à nouveau avec la normalisation des politiques monétaires.

Quels sont les principaux risques qui pèsent selon vous sur le marché?

A nos yeux, l’une des principales menaces réside dans la totale confiance des investisseurs envers les banques centrales, tant dans leur capacité à injecter des liquidités qu’à remonter graduellement les taux sans provoquer de krach obligataire. Comme nous ne disposons d’aucun recul historique pour anticiper la sortie d’une telle situation, rien ne permet d’exclure qu’une telle confiance finisse par se briser subitement. Ceci exercerait forcément un impact sur les marchés, même si le redémarrage de la croissance dans la plupart des grandes économies est un phénomène plutôt encourageant.

Ce redressement conjoncturel est-il synonyme d’opportunité ?

Certainement, mais nous devons rester prudents, car le cycle de croissance en apparence synchronisé qui s’est mis en place ne doit pas faire perdre de vue certaines déceptions. Aux Etats-Unis, par exemple, les promesses de campagne de Donald Trump ont suscité beaucoup d’espoir dans les milieux économiques. Or, il apparaît de plus en plus clairement que la redynamisation de l’économie américaine ne sera sans doute pas aussi rapide qu’attendu. Au final, on se rend compte, toutefois, que l’environnement reste favorable aux actions, notamment par rapport aux niveaux des taux.

D’après certains spécialistes, la planète financière serait au bord d’un nouveau krach. Comment évaluez-vous ce risque ?

Certaines prévisions alarmantes doivent être nuancées. Les Etats sont certes endettés, mais du côté des entreprises, les niveaux d’endettement sont restés raisonnables. En outre, depuis le dernier grand krach de 2007, certaines réglementations sont entrées en vigueur. Ces dernières permettent d’encadrer les positions de très court terme sur les marchés et tempèrent ainsi les risques. En parallèle, pour tenir leurs obligations de rendements, les acteurs dans les secteurs des assurances et des fonds de pension doivent continuellement et massivement investir sur les marchés obligataires, quel que soit le niveau des taux d’intérêt, ce qui limite la possibilité de corrections violentes sur ce segment-là.

Les investissements durables suscitent toujours plus d’intérêt du côté des investisseurs. Quelle importance leur accordez-vous ?

L’Union Bancaire Privée consacre une place centrale à l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Nous avons signé la charte des Nations Unies sur les Principes de l’Investissement Responsable (UNPRI) en 2012 et notre établissement a été l’un des premiers à concevoir un fonds convertible socialement responsable. Dans les faits, notre approche se traduit par l’exclusion de certaines catégories de sociétés de notre univers d’investissement, telles que celles qui sont actives dans le commerce des armes notamment, et nous souhaitons aller plus loin en proscrivant, par exemple, les sociétés extractrices de charbon. Nous maintenons aussi une liste de sociétés présentant des risques élevés dans les domaines socialement responsables et analysons dynamiquement les actions que ces sociétés entreprennent afin de diminuer ce risque. Il nous arrive également d’intervenir auprès du management.

Quelle place occupe la gestion institutionnelle au sein de l’UBP?

Nos encours sous gestion sont en constante progression depuis des années et atteignent actuellement plus de CHF 30 milliards. Au sein de l’UBP, la gestion institutionnelle a conquis une place essentielle car elle a permis à notre Banque de diversifier tant ses pôles de compétences que sa clientèle. C’est un atout de taille, car les cycles d’investissement diffèrent généralement entre la clientèle privée et la clientèle institutionnelle. Les investisseurs privés ont par exemple mis du temps à revenir sur les marchés après la crise de 2008 tandis que la clientèle institutionnelle, qui ne peut détenir éternellement des liquidités en portefeuille, a dû rapidement réinvestir. Mais en réalité, si les clientèles privées et institutionnelles sont bien distinctes, notre volonté à l’UBP est d’offrir un service optimal à tous nos clients, quel que soit leur « catégorie ». Pour y parvenir, l’ensemble des divisions de notre Banque ont pris l’habitude de coopérer sur tous les dossiers qui le nécessitent. Les compétences sont donc parfaitement imbriquées.

Quels sont vos atouts pour vous démarquer dans ce secteur très concurrentiel ?

Beaucoup de sociétés de gestion s’efforcent d’être présentes sur tous les fronts, or nous observons qu’elles sont rarement couronnées de succès. Notre stratégie consiste à nous concentrer exclusivement sur nos points forts ou à nous associer à des partenaires de qualité tels que Partners Group en Suisse ou SEB en Suède. Nous couvrons environ douze classes d’actifs et bénéficions d’une expertise éprouvée dans le fixed income (high yields, émergents ou convertibles) ainsi que dans la gestion des actions, qu’elles soient suisses, européennes ou asiatiques par exemple. La gestion alternative joue un rôle important également.

Parmi les atouts que l’UBP a toujours cultivés, deux nous permettent de nous distinguer vis à vis de la clientèle institutionnelle : notre réactivité et notre capacité à fournir des services véritablement personnalisés, notamment dans le cadre de très gros mandats. Depuis cinq ans, la croissance organique très forte dont nous avons bénéficié s’est entre autres appuyée sur ces deux piliers.

La gestion active offre-t-elle toujours un potentiel intact à vos yeux?

C’est évident, même si les performances ont pu sembler en demi-teinte ces dernières années, l’hyper-abondance de liquidité ayant favorisé les approches passives. Mais ne nous y trompons pas : si les jours de la «  fausse gestion active », c’est à dire celle qui prélève des frais sans avoir fait la preuve de sa valeur ajoutée, sont comptés, la « véritable gestion active », celle qui permet de générer de la surperformance, a encore de beaux jours devant elle. Alors que 2016 a été une année record pour la gestion passive avec cinq fois plus de collecte que la gestion active, 2017 marque un rééquilibrage avec un niveau de collecte équivalent entre les deux types de gestion.

Le secteur connaît des évolutions très rapides. Comment intégrez-vous les solutions technologiques innovantes à vos process?

Dans le secteur de la gestion institutionnelle, les technologies financières ou «fintechs» fournissent des outils à deux niveaux. Elles permettent tout d’abord une meilleure analyse et interprétation des données issues du Big Data, ce qui contribue à affiner la sélection des titres. Les nouvelles technologies financières nous permettent également de renforcer la qualité du service que nous fournissons à nos clients au quotidien, comme c’est le cas, par exemple, en matière de reporting ou pour les attributions de performance.

L'expertise UBP

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Nicolas Faller
co-Head of Asset Management

 

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